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Chant Polyphonique Le Vigan

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Bienvenue sur le site des ateliers de chant polyphonique animés par Greg Duveau dans le Lot.
Une nouvelle saison démarre, avec plein de nouveautés :
de la percu corporelle, du rythme, de la technique vocale, du travail sur le corps, et surtout...
du répertoire, du trad, du bien trad avec du bourdon qui colle aux souliers, de la mélodie qui pègue et empègue,
de la cadence, du majeur, du mineur, de l'oriental... du modal, du tonal, tout y passera !!
En route !


Les ateliers de Brengues et Le Vigan dans le Lot ont repris :-)
Rendez-vous l'an prochain pour intégrer nos groupes.

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LE CONTENU PEDAGOGIQUE DES ATELIERS
2017 / 2018

Le Corps
Notre appareil phonatoire, celui qui nous permet de chanter, fait partie d'un tout. Ce tout, c'est notre corps, composé d'os, de muscles, de tendons, de nerfs, de tissus, d'organes etc.
Les muscles du corps entrent presque tous en action lors du chant, dans des proportions différentes. Comme nous ne chantons pas en apesanteur, être debout pour chanter nécessite déjà le recours à une quantité incroyable de muscles, à des jeux d'équilibre. Alors, comme le fait de chanter mobilise tout le corps, il s'agit de rendre ce corps disponible au chant.
Dans nos ateliers hebdomadaire de chant polyphonique, nous utiliserons principalement deux méthodes pour rendre ce corps disponible :
1/ une méthode inspirée de la médecine occidentale
dont certains gestes, certaines postures, et exercices m'ont été transmis par Jean François Robineau, psychomotricien à Tarbes, et chef de chœur. Au cours de ces exercices, nous nous concentrerons sur des mouvements qui permettent d'assouplir, de réveiller ou même de prendre conscience de certaines partie du corps qui entrent en jeu dans le geste vocal. On verra que souvent, ces parties sont géographiquement éloignées des cordes vocales ! Cela consistera en des exercices au sol, seul ou en binôme, des exercices debout et dans d'innombrables autres postures… Nous partirons toujours de la notion de ''sensation corporelle'' pour guider ces exercices, et ils seront appliqués au chant. Et bien entendu, toujours dans la mesure des capacités physiques de chacun.
2/ une méthode inspirée de la médecine orientale
qui se basera principalement sur des gestes et exercices de Qi Gong.
Le Qi Gong est un art énergétique chinois vieux de 5 000 ans. Il part du principe que notre corps vivant est habité par une énergie (c'est le ''Qi'', que le français a traduit par énergie, mais qui revêt un sens bien plus large et complet en Chine). Cette énergie circule dans 24 méridiens, sortes d'autoroutes du Qi. Elle a été détectée par les scientifiques occidentaux sous la forme de ''bio électricité''.
L'idée du Qi Gong, c'est de faire circuler cette énergie, cette bio-électricité dans les méridiens pour vitaliser le corps, et le rendre tonique. Le rapport avec la voix ? Et bien, notre appareil vocal est fait de tissus, de muscles, de nerfs, d'organes… qui sont inter-reliés avec le reste du corps. Un Qi qui circule mal peut créer des blocages. Un blocage peut empêcher le geste vocal de bien s'effectuer. Le Qi Gong est aussi indissociable de la notion de respiration, et aussi de concentration. La respiration est le moteur du chant, inutile de faire dix paragraphes dessus. La concentration, quant à elle, favorise l'apprentissage, qui est au cœur de nos ateliers.
Très concrètement, le Qi Gong prendra la forme de petits exercices doux en début de séance, qui s'apparentent à de la gymnastique douce, et qui permettront de rendre notre corps tonique et disponible pour le chant.

La voix
La voix ne peut pas être considérée en dehors de l'instrument qui la porte, à savoir le corps, dans son extrême complexité et dans son intégralité. La ''technique vocale'' aura pour but de faire ''sentir'' aux participants les différents organes qui entrent en jeu dans le corps, ainsi que les différents verrous anatomiques qui peuvent entraver une production sonore vocale. Nous apprendrons à chanter en nous fatigant moins, à chanter avec une voix qui porte loin sans forcer. Nous partirons là aussi systématiquement de la sensation corporelle, ressentie au cours des exercices
Nous nous inspirerons des travaux menés en ce sens par Emmanuel Pesnot, luthier de la voix, formé aux Glottes Trotters.
Nous ferons un travail sur :
- la reconnaissance, la localisation et la mise en mouvement des différents éléments qui interviennent lorsque l'on chante (larynx, pharynx, bandes ventriculaires, voile du palais, langue), et leurs effets sur le son typique des pays dont nous interprétons les chants
- la localisation et la sensation des résonateurs (triangle vocalique)
- le timbre, les harmoniques naturelles émises par la voix (notion de formant)
- le mouvement respiratoire (diaphragmes, muscles abdominaux transverses, obliques, droits, carré des lombes…).
Nous aborderons un vocabulaire technique mais auquel nous avons tous accès puisqu'il désigne des parties de notre corps que nous utilisons à chaque instant, même lorsque l'on ne chante pas. L'idée est de relier chaque notion à une sensation corporelle qui fasse sens chez l'apprenant. Ce n'est pas du bachotage, mais bien de la pratique !
Nous aurons recours à des planches anatomiques pour visualiser les points abordés, et mieux comprendre comment le corps chante.
Nous ferons des exercices au sol, debout, assis et dans différentes postures pour tenter de ressentir en quoi c'est bien un corps tout entier qui produit le son. Eh oui ! Mes cordes vocales ne sont responsables qu'à 5 % du son émis, de sa puissance, son timbre, sa chaleur etc. Où sont les 95 % restants ? Venez le découvrir avec nous ;-)
Tout cela sera bien évidemment appliqué au chant trad, et à la polyphonie qui sera notre matériau pour l'expérimentation.
La technique vocale sera mise au service de la découverte de sa propre voix, de la découverte de sensations qui permettront, nous l'espérons, de libérer le geste vocal des entraves qu'il peut rencontrer.
Au cours de ces moments de technique vocale, nous créerons quelques passages individuels pour celles et ceux qui le désirent.

Le rythme
Selon moi, le premier obstacle qui empêche la musique de jaillir lorsque l'on pratique une musique collective avec des amateurs, c'est bien le rythme. Chanter juste ? Oui, les gens le savent, plus ou moins. Et le magma sonore produit par un grand groupe est, il faut l'avouer, un bon collaborateur. En d'autres termes, les imprécisions de justesse peuvent être gommées par le son de groupe. Ce qui arrange fortement nos affaires d'ailleurs.
En ce qui concerne le rythme, c'est exactement le contraire ! La musique collective ne supporte pas l'imprécision rythmique, qui se traduit immédiatement par un rendu ''brouillon'', qui ne fait plaisir ni aux chanteurs, ni aux auditeurs. Ayant posé ces bases, nous allons pouvoir soigner cet aspect, et se départir de cette fatalité qui consiste à dire que ''les français sont nuls en rythmes''. Même si, je suis malheureusement d'accord avec elle… faisons en sorte que nos tribus échappent à cette loi fatale !
Pour cela, nous travaillerons davantage de parties rythmées au service de nos chants. Du plus basique (frapper dans les mains) au plus technique (jouer d'un instrument de percussion traditionnel), en passant par le plus exhubérant (percussions corporelles). Nous explorerons la polyrythmie instrumentale (avec nos percus) et aussi vocale, ainsi que des rythmes orientaux, et issus des cultures Metal et Hip Hop.
Un intervenant extérieur (Rémi Leclerc, du collectif toulousain Humanophones) viendra nous rencontrer.

Le travail en petit groupe et individualisé
Au cours des séances, il sera proposés aux participants (sur la base du volontariat) d'expérimenter les apprentissages en petits groupes (par exemple, sur un chant à 3 voix, passer 1 par voix). C'est un moment pour les apprenants et le pédagogue de vérifier la solidité les acquis, de mettre le doigt sur les points faibles pour pouvoir ensuite les consolider.
Le chant est une discipline qui nécessite un engagement psychologique assez fort dans notre société moderne où le geste vocal a totalement disparu de nos affaires quotidiennes. Chanter est devenu exceptionnel dans notre vie, alors qu'autrefois, le chant rythmait la vie domestique, par ses multiples fonctions (chants de travail, d'enterrement, de fête, de danse, de guérison, de lutte etc.). Il s'agit, dans ces ateliers de renouer avec cette légèreté, avec cette spontanéité du chant dans nos vies. Nous insisterons aussi pour vous rendre capable d'entonner un chant à tout moment, dans la tonalité qui convient pour offrir à vous même et à votre entourage le meilleur.

Les chants ''par cœur''
Sujet stressant pour beaucoup, voire paralysant.
Et si chanter sans carnet permettait une expression plus libre de la voix, une posture anatomique plus favorable (le nez dans le carnet, menton baissé, nuit à la production vocale) ? Et si le ''sans carnet'' permettait une meilleure cohésion de groupe ? Et si cela augmentait la liberté, le plaisir, la spontanéité, la légèreté ?
Oui, tout cela est possible et accessible. La pédagogie mise en œuvre à partir de cette rentrée 2017 visera cet objectif sur 100 % des chants. Il existe de nombreuses techniques pour stimuler nos différents réseaux d'apprentissage, et pour ancrer des choses pour longtemps. C'est plus long, certes, mais c'est au service de la musique !
Les chants seront dotés de moins de paroles, nous y passerons plus de temps, nous irons lentement mais sûrement, et personne ne sera laissé en marge. Nous joindrons autant que possible le geste à la parole pour diversifier les canaux d'apprentissage. Nous frapperons les consonnes, ferons vibrer les voyelles pour que notre corps garde en mémoire les textes les plus difficiles, à partir du mouvement qu'il intégrera (sensation synesthésique), à partir de la vibration (sensation palesthésique) pour favoriser la mémoire procédurale ; vous savez ? celle qui fait qu'on n'oublie jamais comment conduire un vélo !!
Des textes seront distribués, mais à des moments choisis spécifiquement. Le texte sous les yeux sera un canal supplémentaire, mais il ne sera plus le seul, comme auparavant. Le carnet deviendra un outil parmi d'autres, dont on se passera in fine.
Cela impliquera en revanche une assiduité optimale.

Assiduité
Le travail que nous allons mener cette année sera un travail au long cours, un travail où les choses seront répétées pour être intégrées : travail de posture, mémorisation de textes, intégration par le corps de mémoires du rythme… Les gens qui n'envisagent pas une assiduité optimale passeront à côté de beaucoup de choses. A Toulouse, chez nos amis du Cri du Coeur, ce sont plus de 150 chanteurs qui chantent des textes dans 15 langues sans carnet. Nous en sommes capables aussi !

 
 
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